LES VIOLENCES URBAINES , ACTIONS SPECTACULAIRES ET CARACTERISEES PAR LA REMISE EN CAUSE DE L'ODRE SOCIAL, SONT DES ACTES AGGRAVANT LE SENTIMENT D'INSECURITE.
DEFINITIONIl est défini par le sociologue Sébastian Roché comme << un processus de lecture du monde environnant qui est saisi chez les individus comme un syndrome d'émotions >> (peur, haine, jalousie) cristallisées sur le crime et ses auteurs>>. Ce sentiment d'insécurité, ne reflétant pas forcément la réalité, s'impose aux esprits comme l'idée que l'on a de sa propre sécurité. Suite à de nombreuses enquêtes, il à été démontré qu'il n'y avait pas besoin d'avoir été soi-même victime, ou de connaître une victime d'un crime ou d'un délit, pour se sentir inquiet. Les faits que les gens craignent ne sont pas ceux auxquels ils ont été directement ou in-directement confronté, mais ceux qu'ils perçoivent comme pouvant leurs arriver.
SES COMPOSANTSPlus que les infractions réellement perpétrées, les éléments constitutifs de sentiment d'insécurité sont les <<
incivilités>> comme les tapages nocturnes, le vandalisme, l'occupation agressive et bruyante des espaces publics ou privés. Or, ces comportements asociaux sont ressentis comme des <<blessures, des fractures de la société>>(selon Roché). A la limite du délit, les incivilités sont des facteurs de la vie sociales générant des sentiments de rejet, de crainte et d'insécurité. L'insécurité est alors l'expression de la déstructuration manifestant des repères politiques et sociaux. Les incivilités donnent l'impression que l'ordre social n'existe plus et que la sécurité n'est plus assurée. Le sentiment d'insécurité est également renforcé par la non-élucidation de nombreux délits, faute d poursuites pénales ou du fait de la non-interpellation des auteurs. Ce phénomène se traduit chez certaines personnes par la conviction qu'elles n'ont plus rien à espérer des forces d'autorité.
Les incivilités:Ce sont des manquement aux règles élémentaires de vie en société. Les incivilités et les violences urbaines participent à la dégradation d'un quartier avec, en filigrane, le même rejet des acteurs institutionnels et des règles sociales.
LES CONSEQUENCES DES VIOLENCES URBAINESL'impact des troubles à l'ordre public causés par les violences urbaines est considérable. L'effet visible de ces troubles et les difficultés d'intervention et de repression des autorités publiques aggravent le sentiment d'abandon, d'inquiétude et de vulnérabilité ressenti par certains habitants des quartiers concernés. Dans ce contexte, les violences urbaines sont de forts facteurs de création du sentiment d'insécurité. Dans ce cadre, les infractions contitutives de violences urbaines sont symptomatiques, puisque, très souvent, leurs auteurs ne sont pas inquiétés par les autorités : soit ils ne sonr jamais appréhendés, soit ils sont mineurs, soit les infractions sont classés sans suite par le parquet*.
MEDIAS ET SENTIMENT D'INSECURITEParticipant à la formation des esprits, les médias, par leur façon de couvrir certains évènements de banlieue, contribuent plus ou moins directement à alimenter le sentiment d'insécurité de certains habitants. La présentation négative des cités et l'amalgame avec la situation aux Etats-Unis renforcent en toute logique les craintes et les angoisses de la population.
Les violences urbaines, phénomènes collectifs et juvéniles visibles, exposés à la vue de tous e médiatisés, comportent tous les éléments favorisant la création ou le développement du sentiment d'insécurité.